Abécédaire du particulier

Les CAUE d’Ile-de-France proposent une série de fiches thématiques pour répondre aux questions des particuliers en matière d’architecture, de construction, d’urbanisme et d’environnement. Ces documents n’ont pas valeur de conseil juridique. Pour y accéder, tapez un mot-clé ou cherchez dans la liste.

ÉCONOMIES D’ÉNERGIE DANS LE LOGEMENT

Définition

Faire des économies d’énergie dans le logement, c’est avant tout réduire le nombre de kilowattheures (kWh) consommés et donc par conséquent les émissions de gaz à effet de serre (GES) générées.
 
La marge de manœuvre dans ce secteur en France est loin d’être négligeable. En effet, le secteur du bâtiment est le secteur le plus consommateur d’énergie : il représente 44% des consommations énergétiques françaises (SOeS, 2011). De plus, à lui seul le secteur du bâtiment est responsable de près de 18% des émissions de GES (CITEPA, 2011).
 
Aussi, afin de réduire le poids  de ses consommations énergétiques, notamment dans le secteur du bâtiment, l’Europe s’est fixé de nouveaux objectifs pour 2030 (tous secteurs confondus), notamment via le paquet climat-énergie 2014 :

  • 40 % de réduction des émissions de GES par rapport à 1990,
  • 27% d’économies d’énergie,
  • 27% d’énergies renouvelables dans le mix énergétique européen.

 
De plus, la France doit respecter le facteur 4, inscrit dans la loi française depuis 2005 (loi POPE), en réduisant d’ici 2050 de 75% ses émissions de GES par rapport à 1990.
 
Par ailleurs, elle s’est également engager à réduire, pour le secteur du bâtiment (neuf et existant) ses consommations énergétiques de 38% et ses émissions de gaz à effet de serre de 50% d’ici 2020 (loi Grenelle II).
 
Ainsi, pour atteindre ces différents objectifs il est nécessaire de réaliser des économies d’énergie dans le logement. Celles-ci dépendent de deux facteurs :   

  • Du bâtiment en lui-même, de sa composition et de ses équipements,
  • Des usagers du bâtiment, de leurs comportements et du confort qu’ils recherchent.

 
Lorsque l’on parle d’économie d’énergie dans le logement, il est souvent fait référence à la démarche Négawatt. Le négawatt quantifie une puissance « en moins », c'est-à-dire la puissance économisée par un changement de technologie ou de comportement.
 

La démarche négawatt propose un scénario d’économie d’énergie basé sur trois piliers :

1) La sobriété énergétique
L’objectif est de supprimer le gaspillage énergétique en intervenant à tous les niveaux de notre société et dans nos comportements individuels. Cela consiste à réduire ses besoins énergétiques et limiter les consommations inutiles.
Exemple : Baisser d'1°C la température de son chauffage, éteindre la lumière en quittant une pièce, etc.

 

2) L’efficacité énergétique
L’objectif est de réduire au maximum les pertes d’énergies lors de sa production ou de son utilisation. Grâce aux récentes technologies et moyens existants, diminuer les consommations d’énergies en rendant plus performants les systèmes.
Exemple : Isoler son habitation, opter pour des systèmes de chauffage performants, etc.

 

3) Les énergies renouvelables.
Lorsque le maximum a été réalisé concernant les deux points précédents, l’intégration d’énergies renouvelables dans le mix énergétique doit être envisagée. En effet, les énergies renouvelables sont inépuisables et ont un impact très faible sur l’environnement.
Exemple : Installer des panneaux solaires, installer un système de chauffage au bois, etc.

 

Nos Conseils

  • Comment savoir si les travaux que je vais réaliser sont les plus intéressants ?
    Lorsque vous vous lancez dans des travaux de rénovation énergétique, essayer d’avoir une vision globale de votre projet. Certains travaux ne peuvent s’entreprendre indépendamment d’autres travaux, tout comme certains travaux doivent avoir lieu dans un ordre précis. A titre d’exemple, les travaux d’isolation et de changement des fenêtres doivent être pensés en amont d’un changement de chaudière afin d’éviter d’avoir une chaudière surdimensionnée par rapport aux besoins de votre logement. De même il est indispensable de penser à la ventilation du logement lorsque l’on souhaite isoler celui-ci.
    En cas de doute, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec un conseiller INFO -> ENERGIE dans l’espace INFO -> ENERGIE le plus proche de chez vous : www.renovation-info-service.gouv.fr


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Question/rÈponse

  • Comment se répartissent les déperditions dans un logement ?
    Dans une maison individuelle standard, non isolée, la toiture constitue la principale source de déperdition de chaleur. Elle totalise environ 30% de ces déperditions comme le montre le schéma ci-dessous :


    En copropriété, les déperditions se répartissent différemment. Les principales déperditions thermiques se situent au niveau des murs (cf. schéma ci-dessous).

  • Comment savoir si mon logement est déperditif ?
    Il n’est pas toujours évident d’évaluer le niveau de déperdition de votre logement. Une bonne approche consiste à réaliser un diagnostic de performance énergétique (DPE) ou une étude thermique (aussi appelé audit énergétique).
    L’étude thermique, réalisée par un expert, vous donnera un aperçu clair et détaillé de la thermique de votre habitation et de vos consommations. Relativement coûteux, le bilan thermique est cependant plus détaillé que le DPE (Voir la fiche DPE) et vous aidera à identifier de façon exacte les actions à entreprendre et à évaluer leur efficacité.

  • Quel est le poste le plus consommateur d’énergie dans le logement ?
    En moyenne, en France, près de 60 % des dépenses énergétiques d’un logement sont dues au chauffage. Cette réalité est d’autant plus vraie dans des logements pas ou très peu isolés. En effet, la répartition varie très fortement en fonction de l’année de construction du bâtiment (équipements et matériaux utilisés), de l’utilisation (semaine, week-end, saison) et des habitudes des occupants.
    Le deuxième poste le plus consommateur d’énergie est le poste d’électricité spécifique. Par électricité spécifique il est entendu l’électricité utilisée pour les services qui ne peuvent être rendus que par l’électricité (éclairage, électroménagers, appareils hifi/vidéo, ...).
    Alors que la consommation des principaux usages (chauffage, eau chaude sanitaire, cuisson) diminue, celle de la consommation d’électricité spécifique augmente fortement (+150 % en vingt ans). 
    La principale explication de cette tendance est le développement chez les ménages des « produits blancs » (appareils électroménagers : congélateurs, sèche-linge, lave-vaisselle, micro-ondes, etc.), puis, plus récemment, « des produits bruns » ( audiovisuel : TV, lecteurs DVD, consoles, chaîne hi-fi, décodeurs, etc.) et des « produits gris » (ordinateurs, imprimantes, box wi-fi …), ainsi que leur multiplication : aujourd’hui un ménage sur deux possède au moins deux postes de télévision.

     

    Source : Energie Pulse

  • Comment réduire les consommations de chauffage ?
    Voici des actions et des gestes concrets permettant de réduire les dépenses de chauffage :

     

    Par le biais de travaux de rénovation énergétique

    • Empêcher la chaleur de s’échapper en isolant votre logement. Une bonne isolation des murs, des fenêtres, de la toiture limite les déperditions de chaleur et permet de chauffer efficacement le logement. Voir fiche Isolation thermique
    • Remplacer les chaudières (à gaz ou fuel) qui ont plus de 20 ans ; c’est au minimum 15 % de consommation en moins et même 30 % à 40 % en moins pour les modèles « basse température » ou « à condensation ». Pour les chauffages électriques, veiller à toujours bien les dépoussiérer pour ne pas faire barrage à la chaleur. Pour les cheminées, penser à les ramoner chaque année : les contrats d’assurance l’imposent.
    • Lors d’un changement de système de chauffage, choisir judicieusement l’énergie de chauffage et privilégier les énergies renouvelables. En cas de doute, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec un conseiller INFO -> ENERGIE dans l’espace INFO -> ENERGIE le plus proche de chez vous : www.renovation-info-service.gouv.fr. Pour une meilleure comparaison, raisonner à la fois en coût d’investissement, en temps de retour sur investissement et en confort pour faire le bon choix.

     

    Par la mise en place de petits gestes simples, appelés éco-gestes

    • Faire entretenir sa chaudière chaque année. En effet, l’entretien est nécessaire pour la sécurité mais il permet également de consommer beaucoup moins et de prolonger la durée de vie de la chaudière. Une chaudière régulièrement entretenue, c’est 8 à 12 % d’énergie consommée en moins.
    • Réguler le chauffage pièce par pièce et surveiller les radiateurs. Si les radiateurs sont dépourvus de robinets thermostatiques, équipez les pour pouvoir régler la température pièce par pièce : 19°C dans les pièces à vivre, 16°C dans les chambres. C’est bon pour la santé, le porte-monnaie et l’environnement. En baissant le chauffage d’un degré, vous réalisez 7% d’économie sur votre facture d’énergie.
    • Programmer le chauffage lorsque cela est possible. Un chauffage qui chauffe autant de jour que de nuit ou en votre absence fait considérablement grimper la facture énergétique. L’acquisition d’une horloge de programmation permet de réduire automatiquement la température la nuit (16°C suffisent) ou quand le logement est inoccupé (12°C suffisent pour éviter que les canalisations ne gèlent).
    • Dégager les radiateurs et les sources de chaleur afin de permettre une meilleure diffusion de la chaleur dans le logement. Il est également possible d’installer un film isolant derrière les radiateurs : celui-ci renvoit la chaleur dans la pièce plutôt que de chauffer les murs.
    • Pour que votre logement conserve la chaleur en hiver, il est conseillé de fermer les volets, les stores ou les rideaux dès la tombée de la nuit afin de limiter les déperditions de chaleur. En journée, au contraire, ne pas hésiter à faire rentrer les rayons du soleil qui réchauffent gratuitement le logement.
    • Ventiler le logement. Le renouvellement de l’air est indispensable pour éviter l’accumulation d’humidité et les problèmes de moisissures. Un logement humide est difficile à chauffer et provoque une sensation permanente d’inconfort même si vous montez le chauffage. Aérer 5 minutes par jour suffit pour renouveler l’air de chaque pièce.
  • Comment réduire les consommations d’électricité spécifique ?
    L’électricité spécifique comprend l’ensemble des dépenses énergétiques qui ne peuvent pas être issues d’une autre source d’énergie que l’électricité, c’est à dire toutes les consommations énergétiques du logement qui ne sont pas des consommations de chauffage, d’eau chaude sanitaire ou de cuisson. Elle correspond donc à l’énergie nécessaire pour l’éclairage, les appareils électroménagers ainsi que les équipements audiovisuels et informatiques. Le diagramme ci dessous présente la répartition des différentes consommations d’électricité dans un logement.

     

    Comme on peut le lire sur le diagramme, la consommation d’électricité des équipements de loisirs est la plus importante avec une part de plus de 25% de la consommation totale d’électricité spécifique. Il est donc indispensable de faire attention à cette consommation d’autant qu’elle ne cesse d’augmenter, du fait de la multiplication de ces équipements dans nos logements. Elle devance dorénavant les équipements de froids qui eux pourtant sont allumés 24h/24 et 7j/7.
     
    Voici les actions et les gestes concrets permettant de réduire les dépenses d’électricité spécifique :

     

    Lors du changements des équipements

    • Penser à regarder l’étiquette énergétique lors de l’achat d’un nouvel équipement, qu’il s’agisse d’un électroménager, d’un équipement audiovisuel ou informatique.  Les étiquettes vont de G à A+++. Bien que de nombreuses avancées aient eues lieu dans le domaine, il existe encore de grandes disparités entre certains équipements : à titre d’exemple, les fabricants ne peuvent (de par la réglementation) livrer que des appareils de froid (réfrigérateurs, congélateurs), des lave-vaisselle et des lave linge de classe A + à A +++ alors qu’il est encore possible d’acheter des fours électroniques, des hottes et des téléviseurs de classe C voire D. Pour en savoir plus : voir brochure « Les étiquettes environnementales » de l’ADEME.
    • Cette même étiquette environnementale est présente sur les emballages des lampes. Les classes énergétiques pour les différents types de lampes sont :
      • A et A+ pour les LED
      • A et B pour les lampes fluocompactes (C pour celles de très petite puissance)
      • D pour les halogènes haute efficacité
      • E et F pour les incandescentes (retirées du marché depuis le 1er janvier 2013)

    A noter : les ampoules halogènes classées C sont amenées à disparaitre courant 2016. Elles seront remplacées par des ampoules halogènes moins gourmandes en énergie, ainsi que des fluo-compactes ou des LED qui consomment jusqu'à 85 % d'énergie en moins et durent beaucoup plus longtemps.

     

    Par la mise en place de petits gestes simples, appelés éco-gestes

    • Débrancher (ou couper la multiprise) des équipements électriques dès qu’ils ne sont pas utilisés. En effet, il est d’usage de penser qu’éteindre complétement son téléviseur ou son ordinateur suffit. Cependant, ce n’est pas toujours le cas. En effet, la plupart des appareils possèdent un petit transformateur électrique, qui fonctionne dès que l’appareil est branché, même s’il est éteint.  Aussi afin de supprimer ces consommations inutiles, il est conseillé de brancher ces équipements sur une multiprise qui sera mise en position off dès que l’équipement ne sera pas utilisé. En France, la consommation « passive » des équipements domestiques est estimée à 11 % de la facture d’électricité spécifique d’un ménage.
    • Dégivrer régulièrement votre congélateur (idéalement une fois tous les 3 mois). En effet, 3 millimètres de givre entraine une surconsommation de l’appareil de 30%.
    • Penser à dépoussiérer régulièrement la grille de votre réfrigérateur afin de faciliter l’évacuation de la chaleur et d’éviter une surconsommation d’électricité.
    • Optimiser le remplissage du lave-linge et du lave-vaisselle afin de limiter le nombre de cycle. De plus, opter pour un cycle adapté à vos besoins : en utilisation quotidienne le mode éco pour le lave-vaisselle et un cycle à 30°C ou 40°C pour le lave-linge suffisent.
    • Eteindre la lumière lorsqu’il n’y a plus personne dans la pièce ou dépoussiérer les lampes et abat-jour pour une meilleure luminosité permet de faire facilement des économies sur le poste d’éclairage.
  • Comment réduire les consommations d’eau chaude sanitaire ?
    Voici des actions et des gestes concrets permettant de réduire les consommations d’énergie nécessaire à la production d’eau chaude sanitaire :

     

    Par le biais de travaux de rénovation énergétique

    • Calorifuger votre installation : si les tuyaux d’eau chaude sanitaire ne sont pas encastrés et traversent des zones froides (chaufferie, garage, cave) il est recommandé de les isoler à l’aide de boudins de calorifugeage pour empêcher la chaleur de s’échapper.
    • Remplacer le système de production d’eau chaude sanitaire s’il a plus de 20 ans. A la place de votre équipement actuel, vous pouvez faire installer un équipement plus récent ou  un système de production d’eau chauffe utilisant l’énergie renouvelable tel qu’un chauffe eau solaire ou un chauffe eau thermodynamique. Le premier dispositif se compose de capteurs solaires reliés à un ballon de stockage de l’eau chaude et assure en moyenne 50% à 60% de la production annuelle d’eau chaude sanitaire d’un foyer. Le second quant à lui capte l’énergie contenue dans l’air (ressource renouvelable et inépuisable) par le biais d’une pompe à chaleur afin de chauffer l’eau chaude sanitaire et permet de faire environ 70% d’économie d’énergie par rapport à la consommation d’un chauffe-eau électrique classique.
     

    Par la mise en place de petits gestes simples, appelés éco-gestes

    • Penser à régler convenablement la température de l’eau chaude sanitaire. 55 à 60 °C, c’est assez pour limiter le développement des bactéries pathogènes, mais pas trop puisque cela évite d’entartrer le chauffe-eau.
    • Ne pas gaspiller l’eau chaude. Prenez une douche plutôt qu’un bain et installez des mitigeurs thermostatiques qui permettent de trouver immédiatement la température désirée sans tâtonner.
    • Installer des réducteurs de débits ou mousseurs économiques sur vos robinets et votre pomme de douche (l’économiseur se fixe sur le flexible). Ces simples équipements peuvent permettent de diviser par 2 le débit d’eau.
  • Est-on obligé de faire des travaux de rénovation énergétique dans son logement ?
    Aujourd’hui aucune obligation de faire des travaux de rénovation énergétique n’est en vigueur. Cependant, le titre II de la loi sur la transition énergétique dédiée à la rénovation énergétique des bâtiments, adoptée en aout 2015, prévoit l’obligation de rénover énergétiquement avant 2025 tous les bâtiments privés résidentiels (en propriété ou location), dont la consommation en énergie primaire est supérieure à 330 kWh/m2.an (étiquette F et G).

     

    Afin d’aider les particuliers à réaliser des travaux de rénovation énergétique, l’autorité compétente pour délivrer le permis de construire ou le permis d'aménager et prendre la décision sur une déclaration préalable peut, par décision motivée, déroger aux règles des plans locaux d'urbanisme, des plans d'occupation des sols et des plans d'aménagement de zone. Ainsi, il peut être dérogé aux règles relatives à l'emprise au sol, à la hauteur, à l'implantation et à l'aspect extérieur des constructions afin d'autoriser :

    • La mise en œuvre d'une isolation en saillie des façades des constructions existantes ;
    • La mise en œuvre d'une isolation par surélévation des toitures des constructions existantes ;
    • La mise en œuvre de dispositifs de protection contre le rayonnement solaire en saillie des façades.


    De plus, toujours dans un souci d’aider les particuliers dans leurs travaux de rénovation énergétique, un carnet numérique de suivi et d’entretien du logement est créé. Il mentionne l’ensemble des informations utiles à la bonne utilisation, à l’entretien et à l’amélioration progressive de la performance énergétique du logement. Il vise donc à aider les propriétaires et occupants de logements privés à réaliser de futurs travaux d'amélioration de la performance énergétique. Il sera obligatoire pour toute construction neuve dont le permis de construire est déposé à compter du 1er janvier 2017 et pour tous les logements faisant l'objet d'une mutation (achat/vente) à compter du 1er janvier 2025.

  • Puis-je avoir des aides pour rénover énergétiquement mon logement ?
    De nombreuses aides financières sont disponibles pour la rénovation énergétique des logements : http://renovation-info-service.gouv.fr/mes-aides-financieres. Selon la situation du ménage, les aides peuvent variées et peuvent être cumulées.
    Les conseillers Info -> Energie des Points Rénovation Info Service sont là pour vous informer à ce sujet.
    Pour plus d’informations n’hésitez pas à prendre rendez-vous : http://renovation-info-service.gouv.fr/

  • Comment trouver et choisir un professionnel ?
    Il n'est pas évident de savoir si une entreprise est fiable ou non. Pour trouver un professionnel qui vous donne satisfaction, il est conseillé de :

    • Se renseigner sur les travaux à effectuer afin d’être mieux armé pour faire votre choix et discuter avec les professionnels.
    • Privilégier les professionnels porteurs d’un signe de qualité (Céquami, Certibat, Qualibat, Qualit’EnR, Qualifelec), et bénéficiant de la mention «Reconnu Garant de l’Environnement » (RGE). Pour identifier une offre de service à même de satisfaire ces impératifs, les pouvoirs publics, l’ADEME et les organismes représentant les professionnels ont créé une mention fédératrice : « Reconnu Garant de l’Environnement » (RGE). Elle renforce les exigences des signes de qualité existants, leur donne un niveau d’exigences commun et une lisibilité accrue. Cette mention est désormais nécessaire pour bénéficier des aides financières de l’Etat : c’est le principe d’éco-conditionnalité.
    • Vérifier leurs capacités en visitant des chantiers qu’ils ont réalisés, en faisant jouer le bouche à oreille, en contactant des personnes qui les ont déjà employés ;
    • Faites réaliser plusieurs devis pour chaque type de travaux que vous projetez. Vous pourrez ainsi comparer les solutions techniques et les tarifs proposés.
     
    De plus, afin de vous assurer que le professionnel vous fournisse des équipements et matériaux éligibles aux aides, exigez que les critères de performance de ces équipements et matériaux soient indiqués sur le devis.
    A noter : Les organismes de qualification et de certification (Céquami, Certibat, Qualibat, Qualit’EnR, Qualifelec) proposent une procédure de réclamation pour les clients.
  • À quelle réglementation suis-je soumis lors de ma rénovation énergétique ?
    Pour toute rénovation, la réglementation en vigueur est la réglementation dite de l’existant ou réglementation thermique 2005.  Dans la plupart des cas, elle s’applique « élément par élément » excepté pour les bâtiments de grandes surfaces, aux couts de travaux importants construits après 1948

    (cf. tableau ci-dessous).

     

    RT globale

    Dans le cas des bâtiments non résidentiels, la réglementation impose un gain énergétique de 30% après travaux. Pour les bâtiments résidentiels, la consommation conventionnelle maximale après travaux est fixée par la réglementation (cf. graphique ci-dessous). Cette convention est modulée par zone climatique et prend en compte le chauffage, le refroidissement, l’eau chaude sanitaire, l’éclairage et les auxiliaires.

     

     

    RT élément par élément

    Dans le cas de la réglementation thermique élément par élément, le remplacement ou l’installation d’un ou des éléments cités dans la RT doit répondre à des caractéristiques de performances thermiques minimales. Tous les éléments ci-dessous sont concernés.


    Pour en savoir plus, n’hésitez pas à vous référer à l’arrêté 03 mai 2007 relatif aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique des bâtiments existants ou  à prendre rendez-vous avec un conseiller INFO -> ENERGIE.

  • Comment choisir un(e) équipement/matériau/technique performant(e) ?

    Lorsque l’on se lance dans des travaux de rénovation énergétique, il est question de performance à tous les niveaux : isolation des murs, des toits, des planchers, changement des fenêtres, installation d’une ventilation, d’un nouveau système de chauffage ou d’un système de production d’eau chaude sanitaire, ....

    Pour chaque type de travaux la réglementation thermique « élément par élément » impose un niveau de performance minimal. Mais au delà de la réglementation, comment choisir un(e) équipement/matériau/technique performant(e) ?

     

    1/ Le cas de l’isolation

    Un isolant est un matériau dont les propriétés intrinsèques confèrent une aptitude à ne pas laisser passer la chaleur. La meilleure isolation est l’air sec et immobile. Ainsi en règle générale, plus un matériau est léger, plus il est isolant thermiquement.

    Pour comparer la performance de plusieurs matériaux, il est d’usage de raisonner en résistance thermique. La résistance thermique caractérise la capacité d’une paroi à s’opposer à la chaleur. Elle dépend de l’épaisseur de des différents matériaux constituant la paroi mais également de la conductivité thermique de chaque matériau, c’est à dire de la quantité de chaleur traversant un m3 de matériau avec une différence de température d’un degré entre les deux faces dans un temps donné.

     

    Exemples d’épaisseurs de matériaux conduisant à la même résistance thermique (R = 3,1 m2.K/W) :

     

    Exemples de quelques isolants :

     

     

    Isolant d'origine minérale

    Isolant d'origine pétrochimique

    Isolant d'origine biomasse

     

    Laine de verre

    Laine de roche

    Polystyrène

    Polyuréthane

    Fibre de bois

    Laine de chanvre

    Ouate de cellulose

    Textile recyclé

    Coût

    €€

    €€€

    €€

    €€

    €€€

    Durabilité

    +

    ++

    +++

    +++

    +++

    ++

    +++

    ++

     

     
    • Isolation des façades

    De façon générale, il existe deux techniques d’isolation des façades d’un bâtiment : par l’intérieur (ITI) et par l’extérieur (ITE). Cette dernière est plus coûteuse mais plus efficace puisqu’elle permet de traiter la problématique des ponts thermiques (points de jonction où l'isolation n'est pas continue et qui provoquent des pertes de chaleur).

    Toutefois, selon le logement (situation, qualité architecturale, prix du mètre carrée, ...) il n’est pas toujours évident de trancher en faveur de l’une ou l’autre des deux techniques.

     

    • Isolation de la toiture et du plancher

    Pour l’isolation de la toiture, il existe deux grandes techniques d’isolation : l’isolation du plancher des combles, lorsque ceux-ci sont non aménagés, ou l’isolation de la toiture par l’intérieur (sous rampant) ou par l’extérieur (technique sarking ou caissons chevronnés).

    Selon la technique choisie, le type d’isolant, la forme selon laquelle il se présente (vrac, panneaux, rouleaux, ...) et sa rigidité va varier. Dans tous les cas, il est très important de faire attention à la double étanchéité, à l’air et à l’eau de la toiture lorsque vous mettez en place une isolation de celle-ci.

    L’isolation du plancher présente moins de contraintes techniques que l’isolation de la toiture ou des murs. En effet, il s’agit d’une isolation horizontale. Toutefois, l’isolation du plancher sera différente selon que le sol se situe au-dessus :

    • d'une cave ou d'un local non chauffé
    • d'un vide sanitaire (circulation d'air) accessible
    • d'un vide sanitaire non accessible
    • d'un terre-plein (aucun air ne circule sous votre sol)

    Pour en savoir plus, n’hésitez pas à vous rapprocher d’un conseiller INFO -> ENERGIE afin d’échanger sur les techniques les plus adaptées dans votre cas de figure.

     

    • Changement des fenêtres
    Pour comparer les performances thermiques de différents vitrages on utilise le coefficient de déperdition Ug pour une vitre et Uw pour une fenêtre (vitre + menuiserie). Les valeurs sont exprimées en W/m².°K. Ainsi, plus le coefficient U est petit plus le vitrage est performant.
    Exemples de coefficient de déperdition par type de vitrage :
     

    Type de vitrage

    Coefficient de déperdition Ug moyen en W/m2.°K

    Simple vitrage

    5,8

    Double vitrage lame d’air 12 mm

    3,0

    Double vitrage à faible émissivité, lame d’air 12 mm

    1,9

    Double vitrage à faible émissivité, lame d’argon 12 mm

    1,6

    Double vitrage à faible émissivité, lame d’argon 16 mm

    1,1

    Triple vitrage à faible émissivité, lame d’argon

    Entre 0,5 et 0,8

     
     
    Lors du choix d’une nouvelle fenêtre, les menuiseries (dormant + châssis) sont également des éléments importants à prendre en considération. Leurs performances thermiques varient selon les matériaux utilisés et les profils des menuiseries (double joints, rupture de ponts thermiques, etc.). Les fenêtres bois et le PVC présentent de meilleures performances thermiques que celles en aluminium, qui devront obligatoirement être équipées de rupteurs de ponts thermiques.

    Enfin, les occultations (volets, stores, ...)  contribuent à l’isolation des ouvrants car ils permettent de mieux conserver la chaleur à l’intérieur du logement la nuit en hiver et la fraicheur le jour en été.

     

    2/ Le cas de la ventilation
    Le principe de la ventilation est de créer un renouvellement d’air, par déplacement dans les lieux clos. Il existe de nombreux types de ventilation. Parmi eux, il est souvent fait référence à :

    • La ventilation naturelle : elle fonctionne par tirage thermique et ne présente pas de conduit. Elle dispose d’entrées d’air en partie basse des murs (qui recueillent l’air froid) et de grilles de sorties situées en partie haute (qui rejettent l’air chaud vers l’extérieur). Son fonctionnement est aléatoire.
    • La ventilation mécanique contrôlée simple flux autoréglable : l'air vicié est extrait par des entrées situées dans les pièces humides (salle de bain, cuisine et toilettes) et reliées par un réseau de gaines à un ventilateur. Cette extraction crée une dépression dans la maison, favorisant l'entrée d'air neuf les grilles auto-réglables (standards ou acoustiques) disposées au-dessus des fenêtres des chambres et du séjour.
    • La ventilation mécanique contrôlée simple flux hygro A : il s'agit d'un système similaire au précédent. Ce système associe des bouches hygroréglables (débit variable) et des entrées d'air autoréglables (débit fixe). Par bouches hygroréglables, il est entendu des bouches équipées de capteurs réactifs à l'humidité qui modifie la section de passage, permettant ainsi de réguler le débit d'air entrant et sortant en fonction du taux d'humidité de la pièce.
    • La ventilation mécanique contrôlée simple flux hygro B : ce système associe des bouches hygroréglables et des entrées d'air hygroréglables permettant un gain thermique plus important.
    • La ventilation mécanique contrôlée double flux : ce système récupère la chaleur de l’air vicié via un échangeur et préchauffe ainsi l’air entrant. Cette technologie permet de récupérer jusqu’à 70% de l’énergie présente dans l’air vicié.

     

    3/ Le cas du chauffage et de la production d’ECS
    Il existe une multitude de système de chauffage et de production d’ECS tous très différent les uns des autres. Depuis quelques années la part des équipements utilisant les énergies renouvelables connaît une forte hausse : chauffe eau solaire, chauffe eau thermodynamique, chauffage au bois, chauffage urbain, ...

    Pour chaque type d’équipement, les performances varient fortement d’un modèle à l’autre. Aussi, il est conseillé de bien regarder la totalité des caractéristiques de l’équipement (rendement et puissance notamment) avant de faire un choix.

    De plus, lors du changement de système de production d’eau chaude ou de chauffage, il est fortement recommandé de calorifuger les installations, c’est à dire d’isoler la chaudière et les canalisations du système de chauffage et d’eau chaude sanitaire, notamment lorsqu’ils sont situés dans des locaux non chauffés,  afin de diminuer la consommation énergétique.

     

    Pour en savoir plus, n’hésitez pas à vous rapprocher d’un conseiller INFO -> ENERGIE.

RÈglementation

  • Les textes législatifs concernant le DPE sont d’abord codifiés aux articles L.134-1 à L.134-5 du Code de la construction et de l’habitation.
    • Directive européenne 2002-91-CE du 16 décembre 2002 sur la performance énergétique des bâtiments (voir l'article 7)
    • Loi n°2004-1343 du 9 décembre 2004 de simplification du droit
    • Ordonnance n°2005-655 du 8 juin 2005 relative au logement et à la construction
    • Décret n°2006-1114 du 5 septembre 2006 relatif aux diagnostics immobiliers et modifiant le code de la construction et de l'habitation et le code de la santé publique.
    • Décret n°2006-1147 du 14 septembre 2006 relatif au diagnostic de performance énergétique et à l'état de l'installation intérieure de gaz pour certains bâtiments
    • Décret n°2007-363 du 19 mars 2007 relatif aux études de faisabilité des approvisionnements en énergie, aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique des bâtiments et à l'affichage du diagnostic de performance énergétique
    • Arrêté du 03 mai 2007 relatif aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique des bâtiments existants.
    • Décret n°2012-1530 du 28 décembre 2012 relatif aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique des constructions de bâtiment
    • Arrêté du 11 décembre 2014 relatif aux caractéristiques thermiques et aux exigences de performance énergétique applicables aux bâtiments nouveaux et aux parties nouvelles de bâtiment de petite surface et diverses simplifications
    • Accord européen sur la crise, le climat et le traité de Lisbonne du 12 décembre 2008, interdisant progressivement la mise en vente des lampes incandescentes.

Plus d'infos

Pour plus de renseignements, se rapprocher de son Espace Info Energie

> Ministère du logement et de la ville
www.logement.gouv.fr

> Agence nationale pour l'information sur le logement
www.anil.fr

> Agence Nationale de l'amélioration de l'habitat
www.anah.fr

> Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie
www.ademe.fr

> Union Nationale des associations des responsables de copropriété
www.unarc.asso.fr

 

Vous pouvez contacter le CAUE de votre département ou le service Urbanisme de votre commune pour de plus amples informations.

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