Abécédaire du particulier

Les CAUE d’Ile-de-France proposent une série de fiches thématiques pour répondre aux questions des particuliers en matière d’architecture, de construction, d’urbanisme et d’environnement. Ces documents n’ont pas valeur de conseil juridique. Pour y accéder, tapez un mot-clé ou cherchez dans la liste.

ARCHITECTURE ÉCOLOGIQUE - ARCHITECTURE BIOCLIMATIQUE

Définition

Architecture écologique, architecture bioclimatique, architecture solaire, haute qualité environnementale, architecture durable, quelles différences ?

Toutes ces appellations répondent à la même préoccupation : concevoir une architecture plus respectueuse de l’environnement, mais chacune relève d’une période, parfois d’un pays donné et répond souvent à des logiques différentes. Certaines s’intéressent surtout à la technologie et à la gestion, d’autres privilégient la santé de l’homme, d’autres encore placent le respect de la nature au centre de leurs préoccupations.

 

L’architecture bioclimatique est un mode de conception architecturale qui recherche la meilleure adéquation possible entre le climat, le bâtiment et le confort de l’occupant. L’architecture bioclimatique s’inscrit dans une démarche de développement durable car elle permet de réduire les besoins énergétiques en s’adaptant au climat environnant, et de participer au confort et à la santé des habitants  en veillant à la nature des matériaux utilisés.

Nos Conseils

  • Comment trouver un architecte spécialisé ?

    Il n’existe pas aujourd’hui de certification ou de référentiel des professionnels qualifiés, mais de nombreuses formations permettent de se spécialiser. Pour vous aider à évaluer vos besoins, analyser les opportunités du site, déterminer vos objectifs prioritaires (confort, santé, gestion de l’énergie, de l’eau, entretien, impact sur l’environnement..) vous pouvez consulter un architecte-conseiller du CAUE. Cette démarche préalable pour permettra de choisir un architecte réceptif à une approche environnementale.

Question/rÈponse

  • Quelles sont les principes de base d’une conception bioclimatique ? 
    Pour réduire les besoins énergétiques et offrir un confort optimal aux habitants, il faut tenir compte de l’ensoleillement, de la température, de la pluviométrie, des vents, du relief, de la végétation environnante, des sources d’énergie disponibles et veiller à :

    • l’implantation et l’orientation : cette étape essentielle détermine en effet, les apports solaires l’éclairement, l’aération naturelle, les déperditions énergétiques dues au vent. Le sud est l’orientation qui permet le meilleur contrôle de l’ensoleillement.

    • forme architecturale : l’enveloppe du bâtiment doit être la plus compacte possible, plus les surfaces extérieures sont réduites plus les déperditions sont limitées.

    • isolation performante : une bonne étanchéité à l’air, la suppression des ponts thermiques et l’aménagement de zones tampons du côté nord (espaces peu  ou non chauffés tels que buanderie, couloirs, cellier, garage …) ainsi que la réduction des surfaces vitrées sur les façades exposées au froid diminuent les pertes de chaleur.

    • matériaux : utiliser des matériaux à forte inertie (restituent l’énergie la nuit), privilégier des matériaux peu polluants, issus de ressources renouvelables (comme le bois produit localement).

    • chauffage : choix d’un mode de chauffage performant fonctionnant éventuellement avec des énergies renouvelables (solaire, géothermie, bois …)

              

  • Qu’appelle-t-on « solaire passif » ?
    Toute construction dotée de surface vitrée, (fenêtre, véranda, serre...) bénéficie de la lumière et de la chaleur produite par le soleil. On parle de solaire passif dès qu’il y a utilisation de l’énergie solaire sans avoir recours à une technologie intégrée (pas de capteurs). C’est la conception architecturale (orientation et taille des ouvertures, implantation des pièces) qui détermine la performance du « solaire passif ».
    Parmi les systèmes qui relèvent du solaire actif, on distingue le solaire thermique qui transforme le rayonnement solaire en chaleur, et le solaire photovoltaïque qui convertit la lumière en électricité.

     

  • Qu’entend-on par HQE [Haute Qualité Environnementale] ?
    La Haute Qualité Environnementale est une démarche, promue par l’Association HQE, qui vise à améliorer la QEB [Qualité Environnementale des Bâtiments] neufs et existants, c'est-à-dire à offrir des ouvrages sains et confortables dont les impacts sur l’environnement soient les plus faibles possibles. HQE®, est une marque déposée dont l’association HQE détient la licence.
    La Qualité environnementale des bâtiments consiste à maîtriser les impacts des bâtiments sur l’environnement extérieur et à créer un environnement intérieur sain et confortable. Il s’agit d’une réponse opérationnelle à la nécessité d'intégrer les critères du développement durable dans l'activité du bâtiment.
    La qualité environnementale suppose une prise en compte de l’environnement à toutes les étapes de l’élaboration et de la vie des bâtiments : programmation, conception, construction, (gestion, utilisation), démolition….

  • Existe-t-il des aides financières ?

    La majorité des dispositifs d’aides financières relatifs à l’amélioration des performances énergétiques concerne les logements existants. Pour le logement neuf, vous pouvez éventuellement bénéficier  :

    • du prêt à taux zéro : un prêt sans intérêt et sans frais dossier que tout acquéreur ou constructeur de son logement pour en faire sa résidence principale peut demander auprès de sa banque s’il réunit un certain nombre de conditions.

    • d’une exonération partielle ou totale de la TFPB [Taxe Foncière sur les Propriétés Bâties], en effet, les collectivités locales peuvent, sur délibération, proposer une exonération pour les logements répondant à des critères de performance énergétique.

Plus d'infos

Pour des questions plus techniques, n’hésitez pas à faire appel à un architecte conseiller du CAUE [Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement] de votre département qui vous aidera à concevoir votre projet sur le plan technique, architectural et réglementaire.

 

Ouvrages de référence :

  • Dominique GAUZIN-MÜLLER .- L’architecture écologique , 29 exemples européens .- Ed. Le Moniteur, 2001

  • Eco-logis, la maison à vivre.- Ed. Könemann, 1998

  • Jean-Pierre OLIVA, Antoine BOSSE-PLATIERE, Claude AUBERT .- Maisons écologiques d’aujourd’hui .- Terre vivante,2002

 

Les sites de référence :

Centre d’information sur l’énergie et l’environnement : Fiches techniques, exposition, actions d’animation

Association Hespul : Fiches techniques

Association Haute Qualité Environnementale : Référentiels, partenaires

Observatoire énergies renouvelables. Centre d’information, de documentation et de formation : Annuaire des opérateurs, guide interactif d’architecture bioclimatque

Adresses utiles

Partager